Les deux films "retracants" la vie de Jacques Mesrine, le célébre bandit qui sévissait il y a une trentaine d'année, m'ont permis de découvrir le personnage même si je pense que celui-ci est insondable.
Le premier volet cinématographique, L'instinct de mort, m'a semblé être une image "positive" de l'homme malgrès sa violence. Je l'ai perçu comme tel, peut-être que je me trompe. On le montre comme un être transformé par la guerre d'Algérie, comme quelqu'un qui avait un certain "sens de l'honneur" et qui a été poussé à bout dans un univers carcéral impitoyable.
Quant au second, L'ennemi public numéro 1, c'est apparemment le contraire! Mesrine ressemble plus à un "beauf" manipulateur, un écervelé pervers, un bouffon du roi. Un joueur inconscient contre les médias, la police et la justice. Un homme qui a fait du banditisme son train de vie puisqu'il ne pouvait pas faire autre chose...
Le résultat est donc mitigé, puisqu'on ne sait toujours pas exactement ce qui animait le gangster, mort finalement par les balles de la police, comprenant que seule la mort pouvait arrêter Mesrine d'une manière définitive. Qu'est ce qui l'a mené dans une telle vie? Etait-ce la soif de l'argent et du sexe? L'envie perpétuelle d'une vie marginale? La volonté de se confronter par la violence au monde politique et médiatique?Ou alors un goût pour la violence qui naquit lors de la guerre d'Algérie? Sans doute un mélange de ces causes. A côté de tout ça, on peut dire que Mesrine est toujours un homme dont on ne peut rester indifférent.