Travail effectué et basé à partir de Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche.

Travail effectué et basé à partir de Ainsi parlait Zarathoustra de Nietzsche.
Ô Zarathoustra, où est passée ta douce voix,
Celle qui faisait frémir princes et rois ?
Que je suis perdu, moi ton disciple
Dans la direction de mon périple !

Ô Zarathoustra quand reviendras-tu ?
Sans toi je me retrouve seul et nu.
Ta belle présence m'était essentielle
Et tes paroles étaient si universelles !

Ô Zarathoustra, où est passée ta douce voix,
Celle qui a sut m'encourager dans mes choix ?
Fais-moi un signe depuis ta grande demeure
Et là je pourrai faire taire mes oppresseurs !

Ô Zarathoustra quand reviendras-tu ?
Ne me laisse pas telle une bête abattue
Dans un monde que je ne comprends pas,
Où j'entends de certains lieux un vil charabia.


Je me reposais dans ton ancienne grotte
Où je m'étais fait le temporaire hôte.
Je m'assoupissais enfin dans la nuit
Où s'échappait d'étranges bruits.

Le sommeil se transforma en songe, je rêvais :
Dans une sorte de lac, je plongeais
Pour en ressortir et enfin je te vis
Tu me délivras tel un affranchi


Je te revoyais comme une lumière
Enfin tu revins mon cher frère
En train de doucement me parler
Des temps qui se sont passés.

Au dehors de toute laide réalité
Je retrouvais dans mon âme la paix.
Car de tous tes sages enseignements
Aucun n'est petit mais tous sont grands.

Tu me parlais de chercher le surhomme
Mais surtout de ne pas être économe
Dans la recherche de ce grand être
Dont la puissance je devais admettre.

«Car ce surhomme doit être ton maître,
A sa suprématie tu dois te soumettre
Il doit être ton modèle, ton idole
Et tu dois aller à sa joviale école ! »

Telles étaient tes grandes paroles
De ta bouche pleine de symboles.
Tu me fis des étranges signes
Pour mon esprit indigne.

Puis quand tu finissais ton discours,
Tu fis un geste, puis demi-tour.
Mes yeux lourds furent ouverts,
Et tout dans mon esprit devint clair.

Alors je décidais de partir de la maison
De Zarathoustra avec toute ma raison
Afin de parler à tous ces villageois
De tout ce que m'avait appris sa voix.

La place du marché, sorte d'Agora
Où marchait des hommes portants la croix,
Fut le théâtre de ma nouvelle arrogance
Et du début du discours de la connaissance.


« Ô le peuple ! Je viens de la part de Zarathoustra,
Celui qui parlait avec bonté, celui qui brisa
Ce que personne n'osait avant dénoncer
Comme étant pure invention et absurdité !

Voyez ces prêcheurs d'outre-mondes
Qui bavent plus qu'ils ne fécondent
Comment continuer à croire ces grands félons
Alors que le surhomme appelle tel un clairon ? »


A ces mots le peuple prit vraiment peur :
« Zarathoustra est revenu en agitateur ! »
Voilà ce que criaient ceux qui écoutaient
Car ce message était une chose qui choquait.

Le lendemain, je revenais sur la grande place
Pour reparler à tous les gens et toutes les races :
« N'ayez pas peur, recherchez le surhomme,
Ne le bannissez pas mais trouvez-le comme
L'on trouverait de précieux diamants !
Ne croyez plus aux morales d'antan ! »


Les peuples passaient mais n'entendaient rien
Car ce en quoi ils croyaient était vain,
Ils étaient aveuglés par des subterfuges
Qu'ils nommaient atrocement : « refuge ».

Je commençais vraiment à être las
C'est dans la douleur que je pris le choix
De retourner dans les grandes montagnes
Et de cesser définitivement cette campagne.


1
Ô Zarathoustra ta parole ne touche pas,
Les gens sont comme plongés dans un coma !

2
Je suis absolument seul dans le combat
Contre ces agglutinements de magma.

3
Ô Zarathoustra, quelle déception à ton appel,
Qui est remplacé par de grosses bagatelles !

4
Je ne peux vivre dans un monde ainsi fait
Car je ne comprends ni ne tolère sa destinée.

5
Je pense par moi-même et cela me suffit
Pour que je puisse m'assoupir dans un doux lit.

6
Je me suis détaché de tout ce que je subissais
Et mon âme est ivre de ce havre de paix

7
Moi je dénigre ce que les autres adorent :
Des prières en échange de beaucoup d'or.

8
Moi je vois ce qui rend borgne les autres,
Ceux qui chérissent trop les apôtres.

9
Je laisserai les hommes tels qu'ils sont
Même dans leurs dangereuses aberrations.

10
Il est temps pour moi aussi de laisser les hommes
Et de considérer ce que fait le surhomme.

11
Il est temps pour moi de partir et peut-être
Te rejoindre Ô Zarathoustra, celui qui croit qu'il va renaître.

12
Je vais te rejoindre par delà les mers et disparaître
Afin de sauvegarder avec toi les profondeurs de l'être !

# Posté le lundi 11 mai 2009 05:08

Etre transcendé

Etre transcendé
Musique...Tu saignes et signes mes pensées. Tu es parfois torture, certes, mais aussi élévation, tu stimules l'esprit qui rêve. Mélodies inspirées par une influence diabolique, ses sons et paroles d'envergures te vont droit dans tes maudites entrailles.
Tu tombes dans le malaise qu'on te chante, qu'on te berce à l'oreille. L'air devient couleurs éphémères, sautillantes et changeantes. Les lieux s'enchantent, se confondent, ne se retrouvent l'instant d'une note, d'un refrain donné par des muses bienfaisantes. La féerie est à portée de main, brave la consistance de la matière. Des images, des souvenirs, des sensations se bousculent à la porte de tes sens. Tu laisses échapper un rictus sincère, ton âme se délecte sans souci dans le lieu où tu as vécu des moments uniques. Cela est ressassé inlassablement.
Et inlassablement je fuis dans ce refuge excitant, dans cette rivière sans fin.

# Posté le samedi 25 avril 2009 20:10

Modifié le jeudi 13 août 2009 17:28

Essai...

Essai...
Je me rappelle des jours heureux, ceux qui me font voyager dans les vertus enfantines, les petits jeux innocents, le regard décalé sur ce qui entoure nos petits êtres insignifiants et ne voulant rien signifier, grandes et belles excursions, rivières sans fin, mer se fracassant sur les falaises bretonnes, ports sans retours possibles, bains salés et ensoleillés, la vie sans état d'âme autre que l'oisiveté et la contemplation des autres, des élémentaires de la nature, de la matière, des microcosmes car on était encore assez bas pour s'en rendre compte. Et puis l'image du Sage te prenant sur ses genoux, te tapotant la tête, racontant des choses dont tu ne comprends l'ampleur qu'ensuite, bien, bien après. Cela se grave dans nos êtres, ce sont des moments propices à l'échange entre générations, car les précédents savent ce dont nous, descendants, allons nous rappeler et ils comptent bien nous le faire savoir. « Tu te rappelleras » dit l'Homme aux cheveux gris, au milieu des arbres et des racines pourries, il marche tête baissée à cause de l'âge et de la nostalgie de la vieillesse. Mais il ne veut pas se plaindre. Pas question. La mémoire, elle ne flanche pas. Elle aime ces parcelles communicatives, se répète sans lassitude avec images et sons à l'appui. Je n'en ai pas de ranc½ur, je lui dis merci.

Un parfum rode dans ses endroits particuliers, il plane toujours le même genre de sensation, de goût dans la bouche, de cette vision qui perturbe les sens. Le temps que tu as perdu, tu le retrouves ensuite tout en continuant à perdre des secondes. L'esprit de l'enfant se balançant encore, il pousse le tourniquet, s'émerveille des fugacités, des plaisanteries, des sourires des uns et des autres. Tu veux revenir, retourner, te transporter aux anciens temps. Mais il est défendu d'y aller. Le passage est bouclé, entouré de ronces tueuses et douloureuses, venimeuses en somme. La lourde porte est restée close grâce à la plus puissante des clefs.

Nos propres fantômes restent au pied du château sur fond d'océan, devant une rade lumineuse, et ont pris notre place sous les astres alors que nous, viles choses d'une petite espèce comparé aux étoiles du ciel attestant de l'immensité du cosmos, qui fait peser incompréhension et respect métaphysique, mais la voûte céleste relève surtout de la légèreté et d'un élargissement de l'âme. Elle éclaire tout. Réchauffe tout. Englobe la vie et la conçoit dans son sein maternel, comme la Lune resplendissante dressant ses draps voluptueux dans l'ombre. On se délecte de sa vue et on se libère des poids d'ici bas.

La réalité, en effet, sonne comme le glas et tu la repousses avec dégoût, comme une créature crasseuse et puante à tête de coq, chantant un réveil sournois. Celle-ci crie mais tu la renies tel un apôtre.


Texte écrit il y a un peu moins d'un an. En écoutant "Street Spirit" de Radiohead pour me stimuler.

# Posté le samedi 28 mars 2009 09:22

Modifié le dimanche 12 avril 2009 09:09

Brest la laide

Brest la laide
Liberté, le début du périple. Il faisait nuit...la température...aucune importance...j'entame Siam, fatigué, sans quelque ressource...c'est pourquoi je vais m'approvisionner...à ma banque! 20 euros, je pouvais aller dans un bar, me prendre un demi, rester regarder et écouter des conversations ne me concernant pas...mais bon manque d'envie. Seul, je n'avais pas que ca à faire! Je passe devant des tas de boutiques, une librairie, des bars, une porte d'immeuble ouverte...deux jeunes filles se tenaient au porche. Je continue mon chemin. J'entends un "hé! t'es beau". Rien à foutre, absolument rien...mais que ce soit sincère ou pas, j'esquisse tout de même un sourire...Un château...Je commence à siffler du Jeff Buckley, alleluia!

Le pont de recouvrance, c'est moche, cette chose sent la ville grise! Mais c'est un symbole...On ne crache pas dessus. Je passe. Je crois voir un homme sans visage...panique sur le pont! Non, ça va. Il est bien humain ce connard! Je siffle toujours le même air. Et je trouve que je siffle bien, putain! Bref, quartier des kebabs, bas de Recouvrance, deux mecs bourrés accostent des "meufs", comme ils le disent trop bien ces ratés, ces comiques gigolos! Dédain...Je commence à monter une rue parallèle, vers St Sauveur. Bon dieu, que c'est lugubre! Mais je m'y sentais bien. J'y ai passé des moments en cet endroit, foutu Recouvrance, foutu Anne-Marie! L'Eglise Saint-Sauveur se voit adosser d'un lampadaire. Il éclaire bizarrement, tiens. Enfin je trouvais ca pas mal foutu! Belle image que cette source de lumière urbaine...Le lycée est en ligne de mire. Juste avant, une petite place prêt de l'édifice religieux. Je me rappelle, la pétanque avec les "frérots". On était bien là, et puis à côté Jardin des Explorateurs, le dernier jour de cours. A jamais, si l'on peut dire. La rade s'en souviendra de nos ombres courants sur l'herbe. On y est toujours, jeunes et candides! La barrière grise du lycée. Univers carcéral! A l'intérieur, les lumières veillaient encore. L'horloge numérique pointait toujours ses petites secondes!

Je ne m'attarde pas trop, plus de batterie sur mon portable le temps d'un dernier message. Direction rue Anatole France! J'arrive à l'intersection près du cimetière. Je commence à me faire le live de Pink Floyd, The Wall! Et je siffle, content, bien entendu! Je vais jusqu'à la mairie de Kerbonne...Un chat noir trottait sur son toit...charmant. Que je ne te revois plus! Petite pensée au collège du quartier, des souvenirs de seconde encore une fois...J'étais vraiment euphorique depuis un bon moment déjà. Un quinquagénaire me croise "Bonsoir!"...Il me répond même pas l'autre! Merde! Vieux et con! Il m'a regardé d'un mauvais ½il. Et il avait raison le bougre! Je siffle...Beaucoup sont en train de sortir leur gros clebs. Bon sang, manquait plus que ça! Bête des enfers, allez chier bande de cerbères! Je sentais qu'ils voulaient ma pauvre peau. Non, pas encore c'est gentil, je compte poursuivre mon aventure nocturne...

J'arrive à Saint-Pierre. Je siffle toujours...Gilmour anime mes bras. Le clocher de l'église est en vue. La croix surplombe tout. Je stoppe devant le cimetière. Devant le bâtiment bancaire. J'attends...Le bus! Oui, ce périple n'aurait pas pu être si la compagnie de transport en commun n'eût pas d'horaires aussi amples! Enfin, merci beaucoup Bibus. Que vois-je? Un petit être marchant de ses pattes légères sur l'édifice des banquiers! Non de non, il m'a bien suivi le con...

Ps: Voyage effectué sans l'aide de stupéfiants. J'espère que vous me comprendrez^^

# Posté le lundi 09 mars 2009 19:39

Modifié le jeudi 09 avril 2009 10:27

Point de vue partagé de Nabe sur Obama.

Point de vue partagé de Nabe sur Obama.
« L'Amérique se fout d'Obama, ce qu'elle voulait, c'est faire semblant aux yeux des autres de se laver de Bush alors qu'elle l'a plébiscité deux impardonnables fois. Ne pas oublier que les pires bushistes sont ceux-là mêmes qui ont voté Obama. Logiquement, il ne devrait pas y avoir assez d'oreilles pour mettre toutes les puces dedans. Personne ne semble trouver anormal que les néoconservateurs pro-Bush se soient métamorphosés en obamiens de la vingt-cinquième heure. Il y a pourtant une raison à cela: pour mieux réenculer le monde, il fallait à l'Amérique un nouveau gode. »

« Ça m'étonne. Moi, si passionné par les Noirs américains et si fanatique de l'Afrique en général, je reste de marbre face à l'élection historique de Barack Obama... Ça ne me fait strictement rien. Aucune émotion, pas un tressaillement de bonheur. Suis-je devenu insensible ? Normalement, ça aurait dû me faire plaisir que le petit Blanc McCain se fasse mettre par le grand Noir Obama, je ne comprends pas...

Je regarde autour de moi, ce sont des torrents de larmes. Un Noir enfin à la Maison Blanche! Les plus durs à cuire fondent d'extase. Les incrédules sont à genoux en train de remercier le Ciel, les défaitistes chantent victoire, les revenus de tout y repartent.

Pour les uns, l'élection d'Obama, c'est plus fort que le premier homme qui a marché sur la Lune. Pour les autres, c'est plus constructif que la destruction du mur de Berlin. Le CRAN jubile, les Antillais font des cabrioles... Au Jamel Comedy Club, on a regardé toute la nuit l'élection en direct pour faire la teuf entre « rebeux» et « renois » et entonner en choeur « What A Wonderful World »!

# Posté le dimanche 01 mars 2009 06:19

Modifié le lundi 11 mai 2009 04:50