Tu tombes dans le malaise qu'on te chante, qu'on te berce à l'oreille. L'air devient couleurs éphémères, sautillantes et changeantes. Les lieux s'enchantent, se confondent, ne se retrouvent l'instant d'une note, d'un refrain donné par des muses bienfaisantes. La féerie est à portée de main, brave la consistance de la matière. Des images, des souvenirs, des sensations se bousculent à la porte de tes sens. Tu laisses échapper un rictus sincère, ton âme se délecte sans souci dans le lieu où tu as vécu des moments uniques. Cela est ressassé inlassablement.
Et inlassablement je fuis dans ce refuge excitant, dans cette rivière sans fin.